Servir, c’est transmettre – une histoire de famille, d’égalité et d’engagement - avec Alexandre Ariosa

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Speaker 2: Explique-nous qui tu es, d'où tu viens et ce que tu fais dans l'hôdi.

Speaker 1: Ok. Je m'appelle Alexandre Ariosa Mes parents viennent du Rugouet. J'ai été naturalisé à l'âge de 14 ans. J'ai vécu 30 ans à Genève et puis maintenant je suis autour de Fribourg. Dans la vie, je suis papa de deux enfants. J'ai été père au foyer pendant 10 ans et de métier, je suis formateur d'adultes.

Speaker 2: Quelles sont les services d'épices que as faits et quelles sont tes ressources

Speaker 1: Pour moi, a toujours été important de faire un service dans le cas du service obligatoire. C'était important pour moi de faire un service. Donc, j'ai fait mon recrutement à fond. après, j'ai fait une demande de service civil. À l'époque, j'ai dû aller à Zug pour défendre le fait que j'avais une objection de conscience. Et donc, j'ai fait tous mes jours de service dans le service civil. Et quand j'ai fini mes affectations, ça a... coïncider avec l'époque où j'ai déménagé à Fribourg et comme je ne faisais plus de rien, plus de services civils parce que j'avais fini tous mes jours, c'est ce qui m'a poussé à rentrer dans les pompiers volontaires là où j'habitais. Donc aujourd'hui, je suis aussi officier et instructeur, sapeur pompier dans les pompiers volontaires dans le canton de Fribourg.

Speaker 2: Est-ce que tu peux nous préciser tes affections et quelle carrière et quelle fonction tu as eu pendant ton service d'Émilice?

Speaker 1: Oui, alors au service civil, j'ai fait ma première affectation longue dans le milieu de l'éducation spécialisée. J'étais dans une institution spécialisée avec des jeunes sourds, avec et sans handicap. Donc c'est là aussi où j'ai découvert la langue des signes et le travail plus d'éducation spécialisée. J'ai fait du travail administratif pour une organisation non gouvernementale et j'ai fait mes deux dernières affectations aussi dans le milieu de la surdissécité. donc à Montaix avec des personnes sourds d'aveugle. Et puis au pompier, je suis au centre de renfort de la région où j'habite. Je aussi dans le corps local de ma commune, donc j'ai deux affectations et je suis instructeur fédéral.

Speaker 2: apporter de services personnellement ou professionnellement.

Speaker 1: Alors le service civil, moi ça m'a permis de vraiment découvrir le milieu spécialisé. J'étais très dans l'animation socio-culturelle et ça m'a permis de découvrir l'éducation spécialisée. Et puis ça m'a permis de le faire pendant un an avec la sécurité. J'avais les allocations de pertes de gains basées sur mon dernier salaire. J'avais les sujets d'assurance maladie. Donc ça m'a donné des bonnes conditions en fait pour pouvoir faire ça. Typiquement, en même temps que moi je faisais mon service civil, il avait une fille qui faisait son stage. et elle, était payée 400 francs par mois et elle se débrouillait, elle avait son loyer à payer, son assurance maladie. Donc ça m'a permis d'être en sécurité pendant que je découvrais des nouvelles ouvertures potentiellement professionnelles dans ma vie. Ça m'a apporté du sens parce que pour moi, c'est important de rendre une part de la sécurité et de... des choses intéressantes sur le travail social desquelles j'ai pu profiter quand j'étais plus jeune. Donc ça m'a permis de faire ma part pour la communauté autour de moi. Et après, dans les pompiers, ça m'a, effectivement, permis de découvrir une passion. J'ai monté une entreprise, j'ai travaillé dans le milieu des sapeurs-pompiers professionnellement. Donc ça m'a vraiment ouvert à des nouvelles compétences. Ça m'a ouvert un réseau de personnes. Qu'est-ce que...

Speaker 2: un engagement de mise à apporter à la société selon toi.

Speaker 1: Alors, quand j'étais civiliste, et j'ai été de l'autre côté aussi, j'ai engagé des civilistes aussi dans des associations, clairement on m'a vu que ça permettait en fait d'avoir des jeunes qui étaient motivés. Moi ça m'a permis d'apporter mon énergie, mon expérience d'avant dans les institutions où j'ai travaillé et ce, dans le cadre de la Confédération, dont on va pas se mentir aussi. Ça permet justement d'apporter un coup de pouce dans pas mal d'institutions au niveau du service civil. Ça, c'est pour la partie zivi. Et pour la partie pompier, je pense concrètement, a eu 80 % de pompiers qui sont volontaires, qui sont des pompiers de milice en Suisse. Ça coûte beaucoup moins cher que d'avoir des professionnels qui se tourneraient les pouces dans des endroits où il n'y aurait pas assez d'intervention pour avoir des pompiers professionnels. et c'est des gens qui sont là, qui donnent de leur temps pour la communauté, vont remplir des missions essentielles. Quand les gens y sont en détresse ou des choses toutes bêtes, mais quand il a une cave qui est inondée, c'est nous qui y allons et ça coûterait excessivement plus cher si ça devait être fait uniquement par des entreprises professionnelles. Il a tout ce qu'on peut apporter en sécurité routière quand on va typiquement sur une défense hydrocarbure et qu'on va enlever une tache d'huile sur laquelle des scoutéristes ou des motards pourraient glisser. Donc il a un impact concret en fait sur la sécurité. Je pense dans les différents engagements de milices que j'ai eus.

Speaker 2: Quelles sont données impliquées dans l'initiative pour un service citoyen ? Et qu'est-ce qui t'a amené

Speaker 1: Ça fait depuis que j'ai fait mon service civil, que j'ai fait la démarche pour... Ça fait depuis que j'ai fait la démarche d'Objection de l'Onsurance pour pouvoir faire mon service civil, que je me dis qu'il y a quelque chose qui a besoin d'être réformé et modernisé parce qu'à mon sens, l'armée de milices est quelque chose d'important en fait pour la défense du territoire. mais au même titre que la protection civile, que ce qui est apporté par le service civil et même que ce que les pompiers apportent. Et donc ça faisait, je pense, une dizaine d'années depuis les dernières années d'affectation de services civils que je me disais, il a quelque chose qui doit être fait. On discutait beaucoup avec des collègues qui étaient aussi dans l'armée, qui étaient dans la protection civile. Et puis un jour, je suis tombé sur un article de Noémie qui parlait de l'initiative et j'ai dit, ah bah trop bien, il a des gens qui sont déjà dans cette idée-là. Donc je les ai contactés, il y avait le projet de lancer l'initiative. Je me suis proposé pour filer un coup de main et du coup, depuis, j'étais bénévole dans l'association. J'ai filé des coups de main, j'ai créé les vidéos, toutes les vidéos qu'on a faites pendant la campagne de Recals. Et puis maintenant, je suis le trésorier au sein du comité de l'association.

Speaker 2: Est-ce que tu peux nous résumer l'initiative en trois phrases?

Speaker 1: l'obligation de servir pour qu'elles puissent répondre aux enjeux et aux risques réels du 21e siècle, mettre toutes les formes de service sur un pied d'égalité parce qu'il n'y en a pas une qui plus nécessaire que l'autre, c'est des pièces complémentaires d'un puzzle, et s'assurer que la totalité de la jeunesse de chaque génération puissent découvrir les bienfaits pour soi-même et pour la communauté du travail de milice pour pouvoir s'ouvrir d'esprit et rencontrer des personnes qu'elles n'auraient jamais rencontrées autrement. Oui, j'ai une fille qui s'appelle Erin et un garçon qui s'appelle Liam, ils ont 11 et 9 ans.

Speaker 2: tu souhaites pour le service des milices pour Erin et Erin et Liam.

Speaker 1: et en éliam liam Ce que je souhaite pour mes enfants, c'est que déjà, ils aient pas l'impression qu'il en ait un des deux qui soit plus citoyen que l'autre. Je veux que ma fille et mon fils aient les mêmes responsabilités et les mêmes options, les mêmes opportunités. C'est le premier truc. Et je souhaite qu'ils passent par une expérience de milice qui corresponde à ce que, elles, eux, ils ont à apporter en fonction de leur choix. que ce soit d'aller à l'armée ou d'aller faire de la protection civile directement. Je veux qu'ils aient le choix et je veux qu'ils soient sur un pied d'égalité.

Speaker 2: C'est chose d'unique, d'autre, de maquillé, d'autre, d'autre.

Speaker 1: anecdote marquante de mon service. Première affectation de service civil, j'ai découvert, comme j'ai dit, j'ai découvert d'une façon, enfin d'un côté l'éducation spécialisée, mais j'ai découvert la langue des signes parce que j'étais dans le milieu de la surdité. J'ai été neuf mois baigné dedans avec des personnes sourdes, des jeunes sourds comme bénéficiaires, mais aussi avec des collègues professionnels sourds. et ça m'a permis de progresser extrêmement vite dans la langue des signes et c'est devenu pendant les dix années suivantes vraiment mon milieu d'étude et de pratiques professionnelles. voilà, j'ai appris une nouvelle langue grâce au service de milice. langue nationale qui est peu reconnue, moins que les trois autres, pas les quatre autres, et ma langue maternelle. Mais voilà, ça m'a permis d'apprendre une langue nationale. Ça, c'est une adéctote chouette du service civil. Et aux pompiers, j'ai une anecdote incroyable, là on est en train de un tournage, une set shooting photo pour la campagne et on a eu besoin de rassembler du matériel et on n'arrivait pas à avoir accès à un bout d'équipement, un appareil de protection respiratoire pour le shooting et c'était vraiment mieux de l'avoir. Et on tourne, enfin on fait le photo shoot ici dans la région zériquoise. Nous, les deux pompiers qui sommes venus, vient de Fribourg et en un coup de fil, par la coordinatrice du photoshoot à la base de pompiers local, on a réussi à obtenir, parce qu'en plus la personne chez qui on fait le photoshoot est engagée dans les pompiers volontaires et on a réussi à obtenir cet appareil comme ça. Et ça montre, je pense, le réseau invisible que toutes les milices, y compris les pompiers qui sont très localisés, créent. On a des collègues partout après et du coup c'est très facile de se venir en aide. Et ça je trouve que c'est assez représentatif en fait de la force de la milice.

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