Du service militaire au service civil : ce que Quentin Adler a compris sur l’égalité et la Suisse

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Speaker 1: Explique-nous qui tu es et d'où tu viens et est-ce que tu fais le rôle ? Alors je suis campain, adlère. Ce que je fais dans la vie, que je suis avocat et enseignant supérieur à un Et puis à la milice, ce que j'avais fait, c'était le service militaire suivi du service civil. J'ai terminé mes jours de service à l'armée, j'étais sergent. Et puis au service civil, j'ai essentiellement fait de l'agriculture de Montagne et puis du service social. quelles sont tes raisons pour avoir fait le militaire avant et après avoir changé au service civil ? Je suis passé du service militaire au service civil par enduit en réalité. Je trouvais que les cours de répétition n'étaient pas assez stimulants. Et puis je voulais saisir l'opportunité aussi d'apprendre mieux de suisses alémaniques, quelque chose que je n'ai pas forcément fait, mais bref, c'est une autre histoire. Et donc j'ai choisi de quitter l'armée durant les cours de répétition parce que je m'y ennuyais et je dû trouver des meilleurs challenges typiquement dans l'agriculture de Montagne ou le service social, notamment la Croix Bleue par exemple, où je croyais finalement que ça bougeait plus et puis ça faisait plus de sens. Mon sentiment durant les cours de répète, c'était qu'on passait une semaine à préparer le matériel, une semaine à l'utiliser avec un jour, un peu de façon timale et une semaine à le... elle nettoyait le ranget et donc c'était pas le plus intéressant de mon côté. Contrairement à l'école de recrus, j'avais eu un grand plaisir à faire l'école de recrus, j'avais trouvé ça très dynamique, bien huilé, on sentait l'horloge suisse dans l'organisation, ce que j'ai pas ressenti en cour répète, et ce qui m'a poussé ensuite égoïstement à faire du service civil. Peux-tu nous préciser tes affectations, la carrière que tu avais fait au début à l'armée, puis après au service civil ? Alors j'avais commencé l'armée dans les trous de sauvetage à Vangananda Rara. J'avais cradé, donc appointé chef puis sergent. Donc c'était une bonne expérience au niveau de l'école de recrues. Et puis ensuite en cours répète, voilà, je m'ennuyais. J'ai fait cette demande pour passer au service civil sans forcément penser au-delà. L'option était sur la table donc je l'ai saisi. Je vais être tout à fait honnête, je n'ai pas une objection de conscience particulière vis-à-vis de l'armée, mais c'est juste que le système permettait de le faire donc je l'ai fait. Et ensuite j'ai fait des engagements d'abord à Croix-Bleu pour débarrasser des... appartements abandonnés par des personnes âgées et autres et revaloriser les biens et les revendre ensuite en magasin. C'était tous des fonds qui soutenaient la lutte contre l'alcoolisme, qui je travaillais aussi avec des personnes qui étaient en rémission d'alcoolisme. Et puis après, la deuxième partie de mon service civil était consacrée exclusivement à l'agriculture de montagne dans l'Oberland-Hernois. Donc c'était, ben voilà, travailler. préparer les pâturages, faire les foins, couper le bois, enfin des tâches assez concrètes pour permettre à l'agriculture de montagnes de s'exister et puis d'avoir des beaux paysages alpins dont on puisse tous profiter. Et qu'est-ce que t'as apporté ton service personnellement ou même professionnellement ? Alors au niveau personnel, je pense que c'est quand même un marqueur de mon évolution au fil du temps. On se voit aussi à travers le service grandir. C'est-à-dire que moi, je me voyais quand je commençais le service militaire, la façon dont je l'apprendais et la façon dont je m'apprendais peut-être 5 ans plus tard a été différente. Elle me permettait aussi d'avoir un recul sur moi. Ça, c'est une chose. Au niveau plus social, ça m'a permis de me confronter à d'autres réalités. Pour prendre un exemple très simple, le choix de mes études et de mon lieu d'étude a été déterminé par le service militaire. puisqu'en fait moi étant de Genève à la base, j'avais très peu de contact avec la Suisse alémanique ou même l'allemand. Et en fait, ça m'a fait réaliser ce manque et où il y a ces possibilités. Et c'est là où j'ai décidé d'aller faire à Fribourg mes études en droit bilingue. Donc c'était durant mon service militaire qu'a maturé cette réflexion et puis qui venue la décision de faire des études à l'Université de Fribourg en français. Donc quand même assez décisif pour moi, si on prend ce mon parcours de vie. le service obligatoire. Et après évidemment, a cet aspect de rencontre avec les autres parties du pays, aussi de se remettre dans des niveaux sociaux autres que les siens. Donc ça veut dire de travailler et collaborer avec des personnes qui étaient peut-être plus manuelles. Moi, j'ai un background qui était très intellectuel. Ils ont fait la maturité, etc. Dans des cantons, pense qu'il le plus haut taux de maturité en Suisse. Et donc voilà, c'était très bien aussi de se remettre un petit peu à terre en travaillant plus concrètement, observant d'autres modes de pensée, en devant collaborer avec dans des missions concrètes. J'ai particulièrement apprécié le faire en tant que cadre sergent, ou piloter une équipe sur un terrain de sauvetage, d'intervention. Là, il faut arriver à s'adresser aux personnes selon le langage qu'elles comprennent. Et puis surtout, dirais, savoir aussi valoriser ce qu'elle a à la serre. Ça, c'est la force de la milice. C'est le pouvoir tirer le savoir de chaque individu. C'est-à-dire qu'on n'est pas juste des militaires professionnels qui ne savent que faire de l'armée. Non, non. Il en un qui sait utiliser une machine de chantier. Un autre qui sait lire un rapport de comptabilité. Un autre qui sait que sur tel terrain, c'est plus dangereux que tel autre parce qu'il a eu l'expérience en tant qu'agriculteur. Donc, toutes ces expériences cumulées de la milice. il faut savoir les tirer et ça c'est une force d'adaptation que je trouve très très importante au niveau individuel, au niveau collectif et au du pays plus largement. Ça c'est pour la partie militaire, pour la partie service civil, il y a aussi cette rencontre avec l'autre. Peut-être d'ailleurs avec encore plus de décalage pour le coup puisque je me suis engagé dans des milieux sociaux culturels dont lesquels je fréquente pas naturellement. C'est-à-dire la rémission des alcooliques, n'est pas du tout un milieu avec lequel j'étais familier, ou bien l'agriculture de montagnes dans l'Auberrande, en Loire, non plus. C'est une réalité culturelle complètement autre de la mienne. Et je pense que ça m'a aussi sensibilisé à d'autres réalités de Suisse, l'appau sain de la Suisse. Et par exemple, quand il a des votations sur des objets liés à l'agriculture, j'ai une représentation concrète. de ce que ça peut vouloir signifier. Alors que si j'étais juste resté dans mon milieu socio-culturel, voilà, je dirais urbain, jeune voix, plutôt sept heures tertiaires, j'en aurais aucune idée, sauf à penser à façon abstraite. Mais là, non, j'ai des expériences vécues avec Fritz, Marlies ou autres, personnes que j'ai rencontrées et qui m'ont donné un sens de ce que sont les préoccupations du monde agricole, respectivement ici, Montagnat en Suisse. Et c'était à l'impression que ton engagement a apporté quelque chose à la Suisse, à la société, c'est en toi ? Alors évidemment, le service militaire, voit moins l'inclication immédiate de l'engagement puisque, comme c'est une force d'intervention en cas de crise, ton ta crise n'est pas visible, l'utilité est moins perçue directement. C'est une des raisons pourquoi le service militaire est obligatoire. Pourquoi d'ailleurs service citoyen prévoit une clause de réserve des effectifs en faveur de l'armée et de la protection civile pour garder cette capacité opérationnelle en cas de risque. De ce point de vue là, la sensation directe de mon accomplissement au sein du service militaire, est évidemment un peu moins immédiate. C'est moins indirect le sentiment de servir de façon utile lorsqu'on est dans l'armée, en tout cas pour une partie d'entre eux. Cela étant, ayant été dans les troupes de sauvetage... C'est une des troupes qui est le plus souvent mobilisée en Suisse dans des situations de catastrophe naturelle par exemple, en cas d'inondation, incendie aussi s'il dépasse les mesures et les capacités que les forces civiles peuvent gérer. Et donc là j'avais le sentiment quand même d'avoir une formation qui peut à tout moment être utile et être mobilisée. Et je dirais que aurait pu être le cas pour moi. Et ce savoir faire, à part ça aussi des troupes de sauvetage, il a été utile ensuite à d'autres occasions. Puisqu'en fait, fait de savoir par exemple percer des décombres ou tirer des tuyaux dans d'autres situations civiles, ça pourrait être les pompiers volontaires ou autres, c'est un savoir qui est transposable. Au niveau de ce qui est de mon engagement civiliste, à part ça, peux, en tout cas, tu as que tes tours. Donc je vais te reprendre juste un peu un truc là-dessus. Au niveau de l'armée, pense qu'il faut distinguer l'utilité directe du service de ce à quoi on contribue en participant à l'institution et en mettant au contact avec les autres et en collaborant ensemble. Comme je disais, l'engagement militaire ou les... ou aussi, mais dans une grande mesure, la protection civile, on envoie moins les fruits médias. Des fois, peut avoir une distance avec le sens que cela peut nous apporter directement, mais c'est pourquoi il faut garantir les effectifs de la protection civile et de l'armée ou d'autres services d'intervention en cas de crise pour qu'ils gardent toute leur capacité opérationnelle de moment réel. Cela dit, le fait de travailler, je dirais de façon intelligente, disciplinée, etc. avec autrui, on contribue quand même à former une certaine culture en fuisse aussi, qu'on va retrouver ensuite comme éthique de travail dans le reste de la société. ça, de ce point de vue là, contribution sera, même si on ne pas forcément le prix média, le fait qu'on soit une population qui sache développer une éthique de travail, être disciplinée et coopérer ensemble, ça va forcément être un service qui va être apporté à notre pays et au-delà de ses frontières également. Et ça, c'est bien un tronc culture. commun qui à mon avis est tout à fait utile dans le service militaire, dans le service de protection civile et ailleurs. Le service civil donne aussi des fruits plus immédiats puisque quand je vais m'occuper de couper le bois pour préparer l'hiver ou bien quand je prépare le pâturage pour que les bêtes puissent y pêtre, je vais voir le résultat immédiat de mon engagement. Tout comme si on doit vider un appartement puisqu'une personne âgée est décédée puis n'a pas de décès de descendance et qu'il faut bien un peu... enlever toute la saleté qui a été laissée derrière, bien on voit aussi le résultat direct de cet engagement et de ce qui peut apporter. Donc oui, pour moi, le service de milice que j'ai pu faire à l'armée ou au service civil a une utilité sociale, que ce soit de manière directe ou indirecte. Ça fait un moment que tu fais partie du service citoyen. plus haut que l'étonnée d'implication dans cette initiative. Qu'est-ce qui t'a amené à s'engager pour ça ? Alors, je suis tombé dans la marmite du service citoyen dès le départ puisque je suis un des co-fondateurs de l'association, d'ailleurs avec toi en fait, et également un des co-initiants de l'initiative populaire sur laquelle on va être appelé maintenant à voter. Le pourquoi, finalement, j'en suis arrivé là, honnêtement, il me dépasse un peu moi-même, pour être tout à fait honnête. Puisqu'au début, c'était simplement une bonne idée, j'allais dire. Et puis, à force de se cromber au jeu et d'y réfléchir, et puis d'avoir une dynamique de gens qui, honnêtement, en fait, c'est un facteur humain. fait. C'est juste que l'on s'est retrouvé à être un groupe de personnes qui a pris l'idée au sérieux, et puis qui s'est prêté au jeu. et puis par un effet un peu de passage de flambeau de l'un à l'autre, il en a un à un jour, et respectivement une, qui a décidé, et si on franchissait à ligne de départ, qu'on lançait une initiative populaire fédérale, et elle l'a fait. Et puis moi j'ai accompagné ce mouvement un peu comme la vague, des fois un peu en creux, des fois un peu en pique, en étant également président de l'association plusieurs fois, en étant des impulsions des fois mais aussi en ayant des temps un peu plus calmes. Et puis je crois que fondamentalement c'est c'est un projet qui fait du sens. Qu'on regarde en réalité l'incohérence du système actuel, que ce soit sur le fait d'avoir une inégalité de servir, qui en fait relègue les femmes de ma perspective. second rang en niveau de la citoyenneté même si on veut peut-être pas l'assumer publiquement comme ça mais moi c'est le sentiment que ça me donne si on vous dit mais vous êtes volontaires donc oui vous êtes capable mais on a moins besoin de vous quand même ou alors l'autre variante aussi c'est de dire oui mais bon vous vous devez vous occuper de toute façon de faire des enfants ça c'est votre rôle alors qu'en réalité on regarde maintenant un quart des femmes ne font pas d'enfants et moins le front et c'est pas le service citoyen ou enfin le service obligatoire qui va échanger quoi que ce soit de toute façon les enfants, c'est largement après 30 ans qu'ils sont conçus, donc après la période de obligatoire qui est prévue par le système actuel ou par le système service étranger. Je pense qu'il a cette dimension-là, puis l'autre incohérence aussi, c'est à un moment le focus qui est mis sur l'armée, mais même de la mauvaise façon. C'est-à-dire qu'on ne que des hommes aptes à l'armée. Et on dit que tout le système obligatoire va se concentrer là-dessus. Et à partir de là, on va se démêler pour mettre des effectifs dans la protection civile ou bien mettre des effectifs dans du service civil qui en fait sont des tâches de ministre qui sont utiles au pays sous une forme ou une autre. On peut discuter après si on veut qu'il soit plus sécuritaire, on veut un service civil qui soit plus sécuritaire ou qui soit plus orienté sur des tâches sociales et environnementales. Mais quoi qu'il en soit, le fait d'avoir en engagement des citoyens dans l'État et dans les républiques, c'est l'ADN de la Suisse. Sinon, c'est les fonctionnaires qui le font. Donc on choisit. Soit c'est nous, soit on paye nos mercenaires internes pour Tribro. Mais l'esprit fourmoire dans ce pays, c'est on a les votations dans lesquelles on décide de ce qu'on fait et on a les engagements de ministres dans lesquels on fait ce qu'on a décidé. Ça, c'est la démocratie suisse dans son idéal. Si on délègue trop nos tâches d'intérêt public général, alors on va de plus en plus se faire aliéner et on perdra notre indépendance. les personnes qui sont dans les administrations et autres, il y a plein de qualités, mais un moment se déconnecte aussi davantage des souhaits et des désirs de la population. Pour éviter d'avoir ce fossé qui se creuse entre la population et les institutions professionnalisées, il faut plus de services de menice. Ça, c'est la conviction profonde que je porte dans le service citoyen. Et le système de l'obligation de servir, c'est ce qui touche au plus large spectre les tâches d'engagement d'utilité publique. Puisqu'on a la défense, on a la protection des biens et des personnes, puis après on a la santé, le service social, l'instruction publique, la protection de l'environnement, etc. Donc la façon de réactiver le principe de ministre en Suisse, pour moi, devra commencer le plus efficacement par réformer le système de l'obligation de servir. Après, un dernier point, c'est qu'on est quand même à une époque où le monde est en train de changer dangereusement. c'est fini, le XXème siècle est clôturé, la chute du mur s'est clôturée, on rentre dans une nouvelle ère avec beaucoup d'incertitude. D'ailleurs, on observe une jeunesse qui est particulièrement anxieuse. On a un quart des jeunes qui prend des symptômes d'anxiété ou de dépression entre 10 et 24 ans. C'est ça les statistiques actuelles. Donc, il faut comme se poser la question de qu'est-ce qu'on va proposer pour l'avenir et comment on s'y prépare. Et une réalité très simple, c'est que... il nous faut un concept de défense totale dans ce pays. Qu'il ne soit pas uniquement militaire mais qu'il mobilise également des moyens civils. Et la société au sens large. Puisqu'en fait, c'est très bien d'avoir un beau appareil, voire même des bons effectifs. Mais si on n'a pas le moral et l'esprit pour défendre le pays sous une forme ou une autre, ça ne marche pas. Si les Ukrainiens se battent autant et résistent autant contre les Russes, c'est parce qu'ils ont un esprit national. Et sans cet esprit national, sans le fait que tout monde se sente concerné par le sort commun, qu'on forme une communauté de destin, on peut avoir la meilleure des défenses qu'on veut sur le plan matériel, elle ne suffira pas. Et ça, c'est un enjeu clé. Si on veut permettre d'avoir une défense totale du pays, il faut alors inclure tout le monde, déjà. Et puis, il faut... améliorer l'ensemble du dispositif de sécurité et d'entraide, qu'ils soient militaires ou civils. Et Service citoyen permet de le faire. C'est la disposition constitutionnelle qui va permettre de pouvoir mettre en place un dispositif de sécurité collective efficace à la fois sur le pont militaire et à la fois sur le pont civil. Tu nous as parlé des bénéfices du service citoyen et des arguments qui t'ont amené à rejoindre l'initiative, mais dis-nous en quelques phrases, qu'est-ce que c'est ? C'est quoi le service citoyen ? Le service citoyen, c'est une proposition de réforme du système d'obligation de servir. Fundamentalement, c'est ça. Cette réforme du système d'obligation de servir, elle est largement reconnue, sa nécessité, la nécessité de la réforme du stimuli... l'obligation de servir est largement reconnue par les autorités. C'est acté, il y a des problèmes, on manque d'effectifs dans la protection civile en masse. l'armée anticite des manques d'effectifs en termes de qualité d'effectifs dans les 5 prochaines On a ensuite d'autres engagements de milices, type les ponquiers et autres, qui ont aussi des pénuries... Et puis après on a aussi une inégalité sexiste qui est complètement obsolète en 2025. Donc cette réforme elle doit avoir lieu. Maintenant ce qu'on observe c'est que la classe politique fédérale elle est incapable de la mener. La classe politique fédérale elle s'est de plus en plus polarisée. D'ailleurs elle est de moins en moins de milice, soit disons passons, juste précisons le d'abord. C'est quand même de plus en plus une classe dirigeante qui commence à se séparer du peuple et à plus suivre ses préoccupations. Et la démonstration en est que le projet d'une obligation de servir général, telle qu'elle est proposée par Service citoyen, elle est approuvée à plus que 60 voire 70 % de la population depuis plus près d'une décennie. C'est-à-dire que la population est sensible à cette cause, mais la classe politique fédérale est incapable de se rattacher à ce sentiment populaire. puisqu'elle est dans des petites préoccupations propres, partisanes, étriquées, techniciennes, qui lui font perdre le contact avec la nécessité d'une réforme de fond sur le système de l'obligation de servi. Donc, c'est ce que c'est, c'est une réforme de l'obligation de servir qui, au lieu de uniquement mobiliser des jeunes hommes aptes au service militaire et de nationalité suisse, propose de mobiliser l'ensemble des jeunes, en tout cas de nationalité suisse, pour servir sous une forme ou une autre. Alors attention, d'abord en sécurisant les effectifs de ce qu'on appellerait nos forces d'intervention qui sont l'armée et la protection civile puisque Il leur faut leur capacité opérationnelle le moment où il est nécessaire qu'ils interviennent. mais aussi de pouvoir développer les engagements civils. Puisqu'actuellement, votre service civil ne sert uniquement que de remplacement aux services militaires. Ça veut dire que non seulement il puise uniquement sur l'effectif militaire, ce qui veut dire que les deux sont en concurrence et puis c'est ce qui crée autant de friction entre le service militaire et le service civil, alors qu'en réalité, ça pourrait être deux services tout à fait complémentaires. L'un étant ⁓ d'autres permettant au contraire d'agir de façon beaucoup plus décentralisée sur l'ensemble du territoire, dans un ensemble de missions également de la sécurité. Penser à sécurité alimentaire, c'est pas l'armée ou la protection civile qui va s'en charger. Ça va être le service civile qui est la possibilité par exemple d'aller veiller à ce que des sols restes vertis, ne soient en bonnes conditions et puis restent cultivables si on avait une urgence qui nécessitait que soudainement... la Suisse, lui, doit augmenter sa capacité alimentaire puisqu'elle aurait des pénuries dans l'apportation, ce qui est quand même des scénarios qui ne sont pas complètement délirants à une époque où on est en train de plus avoir à cette capacité énergétique en Europe et puis où on voit qu'on a un épuisement des salles fertiles avec des modes d'agriculture actuelles qui sont pratiqués. Le service civil, il lève tout un tissu. de réponse que la protection civile l'armée ne freinent pas. Maintenant, le problème qu'il y a, c'est que 1. Il puise uniquement les ressources qui sont des hommes aptes à faire l'armée. 2. Il est bridé parce qu'en fait, comme c'est un service de remplacement, il doit se calquer sur l'organisation du service militaire, ce qui veut dire qu'il va faire des équivalents cours blocs. comme on a les cours de répétition à l'armée, ce qui n'est pas forcément le format le plus optimable. Si je prenais par exemple de l'aide à la personne, si j'ai l'aide d'une personne âgée, je pense qu'il est peut-être moins important qu'on accompagne pendant trois semaines d'affilée tous les jours, huit heures par jour, que d'avoir au contraire un engagement qui se fasse sur plusieurs mois, mais à raison peut-être d'une ou deux fois par semaine. Et pour pouvoir moduler ce genre de service correctement, donc de répondre de façon optimale aux objectifs du service civil. que ce soit dans le service social, la santé, l'environnement ou l'instruction publique, ou que sais-je, il faut lui permettre d'être autonomisé du service militaire et donc l'ouvrir aux personnes inappes et aux femmes. Ça c'est ce que va proposer Services étoiles. Voilà en trois phrases, L'initiative propose que tous les jeunes s'engagent au moins une fois dans leur vie... au bénéfice de la collectivité de l'environnement. Ce service s'effectuera soit dans l'armée, soit dans la protection civile, soit dans d'autres services de milices selon ce que décidera le Parlement. Par contre, il doit servir d'abord à sécuriser l'effectif des forces d'intervention que sont l'armée et la protection civile qui doivent pouvoir conserver une capacité opérationnelle qu'on a besoin. Et ensuite, on pourra développer de façon plus large les autres types d'engagement civils, puisque on pourra les découpler, l'obligation militaire, et donc on peut permettre de s'optimiser. Alors mission d'intérêt public. tu as des enfants ? Oui, j'ai deux enfants. Bébé, râle des cigripes. Dans la petite dernière, ma fille vient de naître. Quel que tu souhaites pour Harald et Sigrid en terme de service de miss ? C'est vrai que... Pour ma fille, j'aimerais qu'elle puisse se considérer qu'elle est un citoyen à part entière en SP. Et puis pas qu'on la roguer l'aigle dans une espèce de... On lui met un petit coup ça, dit non mais tu c'est pour toi, c'est volontaire. T'as pas besoin d'aller dans la boue, t'as pas besoin d'aller, servir de façon obligatoire. Attends t'es une femme donc tu peux choisir. Non, pense que peumant, il y un côté pour moi dégradant à laisser les femmes dans une seconde catégorie au niveau de l'équipe des droits et de devoirs dans ce pays. Et je pense que ça contribue ensuite à des inégalités culturelles. Puisque là on est face à une inégalité structurelle. Et moi j'aimerais que cette inégalité structurelle soit levée. que d'abord il faut commencer par l'inégalité structurelle pour avoir des changements culturels. C'est vraiment se compliquer la vie que d'attendre que d'abord on ait une culture qui évolue avant de changer une égalité structurelle. Cette égalité structurelle nous dit quoi ? Elle nous dit actuellement les femmes, les hommes vont faire un service pour la collectivité et donc les femmes doivent servir les tâches ménageuses. C'est quand même la déduction logique de la proposition qui est sur ma table au niveau de notre constitution actuellement. Alors je dis pas que c'est... C'est un problème en soi, on peut très bien avoir cette vision de la société, mais pourquoi l'imposer ? Surtout Donc moi ce que je souhaiterais, c'est que ma fille, elle vende dans un pays dans lequel elle serve comme tout le monde. Voilà. Et qu'elle puisse donner sa contribution, que ce soit dans l'armée, à protection civile ou sous une autre forme. Puis que ce soit normal qu'elle soit intégrée à la société, qu'elle fasse partie du corps citoyen quand elle a ses 18 ans, puis qu'elle ne se pose pas de question de... bon, moi je ne pas un homme donc je vais devoir décider. si oui ou non je me porte volontaire à l'armée. Et pour mon fils ? Pour mon fils, je lui souhaite qu'il soit dans un pays qui soit mieux défendu, aussi plus cohérent au niveau de son appareil de sécurité. puisque je pense réellement qu'au moment, on est en train d'avoir un système qui devient de en plus fois clorique. J'aimerais vraiment inviter à ce que tout l'ensemble de notre dispositif de sécurité civile et militaire soit optimisé, soit aligné sur les grands objectifs et des grands défis auxquels on fait face. J'espère qu'on lui devra accomplir son service obligatoire, et bien ce dispositif de sécurité globale... cette défense totale du pays, elle soit mise en place. Est-ce que tu trouves que c'est... plutôt une question de sécurité de la Suisse et du système suisse sans torfail plus qu'une question de choix personnel qu'on puisse justement faire le choix en logique de service. Oui pour moi les deux priorités ce sont, en point de vue du pays, ce sont l'appareil de sécurité, de défense mais je l'entends élargi à l'entraide. Parce qu'en fait c'est naïf uniquement de penser que c'est que de la défense au sens de savoir répliquer la violence. C'est aussi la capacité de savoir s'entraîner, d'avoir des chèques de logistique, de prendre soin aussi des uns les autres. Ça c'est des capacités nécessaires pour moi à la défense. Et puis la deuxième partie, c'est en principe démocratique, le principe de ministre, qui revient à nous, citoyens et citoyens, d'assumer... des tâches d'intérêt public à titre extra professionnel à l'avenir les FUQ. Et que ce principe, s'il disparaît, la Suisse sera tout simplement moins démocratique et on change de pays. Si on veut être dans une Suisse peu démocratique, moins démocratique ou non démocratique en fonction, ça devient de plus en plus un simulacre de démocratie. Une des bonnes façons de le faire, c'est de supprimer le système de ministres qu'on est en train de laisser mourir. Pour moi, les deux choses les plus importantes dans cette initiative, c'est d'un côté la capacité du pays à se défendre au sens large, également à s'entraider, et puis de l'autre, c'est au mode de fonctionnement qui est que nous-mêmes nous prenions en charge les tâches d'intérêt public en tant que citoyens et citoyens. Nous les délivrions pas systématiquement afin qu'on garde un pays qui fonctionne de manière démocratique. Et pas seulement qu'il décide, mais qu'il le fasse aussi. Blanc, tu étais une personne particulièrement touchée étant donné que t'avais les filles On parlait avant du fait d'avoir des enfants. C'est quand même quelque chose qui contribue aussi à la défense quelque part de notre pays. le fait d'avoir un renouvellement, bon renouvellement de la population et surtout un renouvellement qui autochtone, que ce soit vraiment aussi un renouvellement suisse, ne viennent pas seulement aussi de l'étranger en tant que immigration. Comment est-ce que tu trouves qu'il faut prendre en compte le fait que ta fille en tout cas... Aujourd'hui, avec les règles d'aujourd'hui, elle sera plus souvent et plus longtemps loin du travail et déjà désamantagée par le fait d'être enceinte Aujourd'hui, on a un système où la femme prend un congé maternel, il n'y a pas encore congé parental comme partout en Europe. moi. regarde ma femme, ma femme est suédoise. je ne pas pourquoi on a choisi d'être en Suisse de ce point de vue-là au niveau des enfants par rapport à la Suède, puisque eux, c'est un an qu'ils ont de congé parentale. Donc à partager entre la mère et le père avec une partie obligatoire pour la mère. Donc c'est sûr que moi, par exemple, ça me parle, un modèle comme ça. Maintenant, le rapport avec services citoyens là-dessus, pour l'instant, y a des frictions qu'on peut observer. C'est mais qu'est qui se passe si les deux parents doivent aller servir alors qu'ils ont des enfants. Déjà ce problème, on le connaît sur le marché du travail puisqu'on a déjà structuré une société dans laquelle on est quasiment obligé d'avoir deux salaires et deux parents qui travaillent pour rattacher les deux mots. Donc on a problème de garde des enfants ou de comment on s'occupe des enfants dans notre société. pense que le service citoyen va pousser encore ce problème à sa limite et va appeler à des solutions puisque En fait, à partir du moment où on mobilise également les femmes, parce je préfère une chose, les hommes, il existe des hommes célibataires qui ont des enfants, il existe des pères célibataires. Est-ce que notre système de l'obligation de servire actuelle en qu'un compte ? Non, pas du tout. Là, quand on a un père célibataire, on s'en fiche. Je veux vous assurer qu'à partir du moment où on aura les mères qui vont être incorporées, à la soudain, ça va être une grosse thématique politique. Et soudain... Comme par magie, on va trouver des solutions. En proposant des gardes, en proposant de la mutualisation, en proposant aussi des facilités peut-être pour repousser le service, etc. Pour moi, ça va être plutôt un facteur qui va accélérer la question de la prise en charge des enfants dans notre société, plutôt que de continuer à la mettre sur le tapis. Et puis en termes de parcours personnel de la femme qui compte là des enfants prend un congé et des que parait biologiquement, c'est nécessaire, qu'en Suède, c'est pour ça qu'on souhaite un célibataire pour femme de prendre une partie du congé au moins. Là, est-ce qu'il y a pas déjà là un désavantage dans marché du travail qui est celui qu'on est obligé en tant que femme, si on veut avoir des enfants, de s'éloigner du travail et donc de potentiellement ne pas être considéré pour une promotion ? Comment est-ce qu'on arrive à un équilibre ? Un équilibre entre l'obligation de servir aussi pour les femmes et le fait que les femmes ont quand même encore un désavantage, en guillemets, par le fait qu'elles ont les enfants en très chaud marché de l'étrade. Alors la première chose peut-être à clarifier, c'est que quand parle du débat sur les femmes, à mon avis, on fait déjà une confusion. C'est qu'on le pense comme étant tout un groupe sociologique. Ce que ça n'est pas le service citoyen, il s'adresse pas aux femmes, il s'adresse aux jeunes femmes de 18 à 25 ans. Mais ça, c'est une chose très importante. C'est-à-dire qu'on n'est pas en train de parler des générations qui n'ont peut-être même pas toutes connu le droit de vote, pour vous donner un exemple, ou bien qui ont eu justement cette phase de transition en qu'elles ont dû s'imposer. dans un marché du travail masculin pour essayer de faire en preuve et qui sont, il faut être honnête, pour une partie d'entre elles, assez rédicentes au service citoyen parce qu'elle se dit, moi j'ai déjà tellement casqué, imaginez si en plus je devais faire un service obligatoire. Cette situation, on va dire, 50 nerfs et plus, c'est pas la génération qui est concernée par le service citoyen. Celle qui est concernée, c'est celle des jeunes filles. de 18 à 24 ans je ne pas qu'on est là, qu'il fallait absolument faire une carrière. Et je dis ça pour les femmes ou pour les hommes. Je trouve que... être père ou mère au foyer, c'est une carrière et c'est une des plus honorable qui soit. que... pose la question, parce que pour moi, c'est une des... C'est un des arguments les plus... difficiles à répondre... qui sont souvent apportés par les femmes qui me disent... mais... Moi je fais déjà les enfants. Les hommes s'occupent de plus en plus des envies. C'est quand même une réalité en train d'avoir un shift, c'est pour ça que dis que c'est important de ne perdre de vue quelle est la génération à qui on s'adresse. Le shift, est quasiment maintenant 2025 On est en train de parler des... Les personnes qui sont nées en 2007 ou en 2010. Pour eux, je suis désolé, c'est une autre réalité qui est en train de se mettre en place. Dans laquelle il a plus du tout ce rapport aussi discriminant que ce qui a été hérité jusque là. Donc la répartition des tâches et des rôles dans les couples est en train de drastiquement. elle a déjà changé. des anecdotes marquantes, c'était quand même le choc de devoir vider des appartements de personnes âgées... donc décédé et en fait de voir tout ce qui avait été accumulé pendant la vie et de qu'est-ce qu'on va en faire. Après, c'est-à-dire la majorité va à la poubelle, Ça veut dire que tu passes dans des albums photos, dans tout ce qui a été bien soigné, trié, machin. Et puis en même moment, c'est démarré d'appartement. J'arrive, on regarde, l'immeuble qu'on n'arrive pas trop à transporter, poubelle, tout va à la poubelle. La valorisation, c'est quelques objets qu'on peut remettre en magasin et qui arrive à prendre un display et tout t'alif. C'est au container. Ça, dois dire, c'est un des moments forts, par exemple, de mon service civil à la Croix-Bleu. C'est vraiment cette réalisation soudain de à quel point cette accumulation qu'on fait toute la vie. elle va partir en main, en main qu'un deuil quoi, après. Et puis je veux dire, voilà, là je suis celui qui devait faire se débarrasser, je suis celui qui allait jeter les ablums photo, je suis celui qui allait devoir balancer tout ça à la poubelle et c'est pas une question de cœur, c'est juste que rationnellement qu'est-ce qu'on va faire ? Personne va acheter ça, personne va être né intéressé à ça, donc ça va finir à la poubelle quoi. Et ça, je trouvais que ça c'était une expérience vraiment forte d'un point de vue de la finitude de la vie et puis un peu du sens de l'existence, donc ouais. peut avoir aussi des expériences assez fortes d'un bon nouvel plus étuel en faisant du service obligatoire. Les paysans de montagne. Les paysans de montagne, vivait au paradis. le... paysage dans lequel il vivait, c'était mes bucoliques, on est dans la Suisse, la plus belle qui soit. Et puis... Au point même où j'ai fini par louer une... des petites... une des petites cabanes à proximité, un week-end avec des potes. parce que je trouvais l'endroit tellement tellement charmant que je me suis dit j'ai envie d'y revenir quoi et puis de passer un week-end là et il y a des anecdotes que je trouve aussi assez fort par exemple, ça c'est sais pas si c'est des anecdotes c'est plutôt des découvertes de la réalité d'autrui mais par exemple leur enfant allait à l'école en vélo en faisant une pente que j'ai même pas réussi à monter moi-même tout seul une fois. Donc ça veut dire qu'à partir de là je sais pas quoi, dix ans, il lui prend le vélo, descend toute une colline On presque une montagne pour être honnête. fait, c'était d'ailleurs un beau de montagne. Pour aller à l'école, il revenait, il remontait. Et moi, à foire où j'ai dû prendre mon vélo pour remonter, j'étais là, je ne me casse C'est épuisant. Alors, je ne pas un grand cigliste, certes, je ne pas, mais j'étais impressionné. Et du coup, ça faisait des petits enfants très, très fit. C'était assez impressionnant. Après, j'avais aussi... c'était aussi fort, c'est vrai. Quand j'étais dans l'Emmental, il continuait à faire vivre les traditions vivantes de Suisse, donc typiquement le Jodol. Et j'ai pu assister à un spectacle de Jodol chanté en ancien suisse allemand en présence de mon grand-père qui lui vient de Berne et qui me disait c'est quand incroyable de pouvoir assister en fait à une tradition vivante comme ça de... de... ouais de ce qu'il fait la Suisse et puis... Et puis pour moi tout à fait improbable puisque voilà, moi je suis plutôt urbain et complètement dissocié de ce monde et de voir en fait qu'il continue d'exister et perdurer dans des villages suisses. bien ouais ça, ça m'a touché par exemple. Et puis ça m'a aussi fait comprendre que par exemple c'est des réalités qui ne pas que folkloriques, qui peuvent continuer d'être entretenues et soutenues dans le pays. Pied à la ruelle. L'armée, j'ai beaucoup beaucoup d'anecdotes. Peut-être plus aussi parce que j'étais plus jeune et donc j'avais plus à apprendre. Alors, j'en ai une anecdote pour service citoyen. quand je suis devenu sergent, dans la 1ère section dans laquelle j'ai incorporé, on a eu 3 femmes lors du recrutement. La consigne qui m'a été donnée de mon lieutenant, et je le dis, c'est vraiment pas quelque chose qui était personnel à lui, dans ce qu'il exprimait. Il nous a écoutez, donc il a réuni ses sergents, il nous a dit, écoutez, entre nous, ce serait quand même mieux si les filles, on arrivait à les sortir quoi. Parce que en fait, ça va être trop contraignant. On doit être deux par chambre à chaque fois qu'on va les lever. Elles vont toujours être dans une aile séparée. Je sais pas si elles vont pouvoir suivre le rythme. On va devoir assumer après au niveau de la troupe, il a la gestion homme-femme qui va falloir piloter. Donc... En gros, vous les poussez un petit peu et qu'elles n'arrivent pas à tenir, ça nous arrange. Ça, c'était la réalité et c'est ce qui s'est passé. Moi, je n'ai pas poussé. J'ai essayé au maximum d'être le plus équitable possible vis-à-vis de ces jeunes filles pour leur permettre de s'intégrer dans la troupe. Mais la réalité, c'était trois dons craqués et qu'on a eu des consignes informels qui nous expliquaient la gestion des fermes. C'est trop compliqué. Dans un corps tout d'hommes. qui fait du sens, c'est pas complètement décollant. On avait eu des cas d'harcèlement ou de dis-harcèlement aussi dans lequel après on a de des mesures d'accompagnement particulier, Donc ça compliquait énormément le fonctionnement et donc ta suggestion c'était ce serait mieux si gentiment on faisait en sorte qu'on continue pas l'aventuré. Effectivement ça existe seulement dans une armée qui est... 9 % bah, mais alors que le paradoxe en plus c'est qu'on avait une capitaine femme qui était incroyable. Donc c'est pas qu'il n'y en avait même pas du tout en plus. Mais c'est juste qu'on comprenait que ça va être beaucoup plus compliqué si on a un petit nombre de femmes qui viennent incorporer des grandes unités des masculines. jeune et un autre. Un service civil. Pour ceux qui doutent en fait de l'utilité du service civil même actuel. Moi j'avais collaboré avec un gars justement à la Croix-Bleue et ce type était informaticien de gestion, était assez malheureux dans son boulot. en fait le service civil, lui ce qu'il m'a raconté c'est que ça lui a créé une vocation pour devenir infirmier. Infirmier c'est une pénurie de quasiment 2000 à 3000 personnes en Suisse. Donc si on a un service civil qui, parce qu'il permet en fait d'aller se sensibiliser à des tâches comme les soins, créer des vocations pour renouveler le personnel soignant, et t'en mieux ! Et moi, je que c'est quelque chose dont je crois fondamentalement. Le service civil, ça peut aussi créer, susciter des vocations dans des domaines comme la santé, l'agriculture, le service social, dans lequel égouler, ou l'école aussi, puisqu'on a des courants de pénurie à l'école primaire en Suisse-Alémanique, semble-t-il. Donc dans des domaines dans lesquels on a besoin d'avoir du personnel, d'avoir une expérience en tant que personnel oxyvière dedans, tout crée des vocations ensuite qui vont donc être pertinentes pour l'économie au sens large. Et là, je l'ai pu le voir de première main puisque j'avais cet informaticien de gestion qui me disait, je me suis trouvé une vocation, je veux devenir infirmier puisque dans mon service civil, j'ai pu aller soigner des personnes âgées, etc. Et donc, en fait, ça fait du sens pour moi beaucoup plus que... que j'avais fait dans ma route école en chromatélie de gestion. Merci beaucoup Quentin.

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